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Les origines antiques de la fête des mères

Par FRANCOISE SAUVESTRE, publié le samedi 30 mai 2015 19:25 - Mis à jour le dimanche 31 mai 2015 08:21

Jeune matrone avec son fils : elle porte une stola, lui une bulla (1er siècle avant J.-C., Musée Capitolin, Rome)

Ce dimanche 31 mai est le jour de la fête des mères.

On trouve les premières traces d’une célébration en l’honneur des mères dans la Grèce antique. Il s’agissait, lors des cérémonies printanières, de célébrer Rhéa, la Grande Mère de tous les dieux, et donc celle de Zeus. Ce culte particulier était rendu à la mi-mars dans toute l’Asie mineure.

Dans la Rome Antique, dès le Ve siècle avant Jésus-Christ, les Romains ont institué les Matronalia en l’honneur des femmes et des mères qui se rassemblaient au temple de Junon Licina et recevaient des cadeaux et de l’argent.

Fêtées le 1er mars, les Matronalia (ou matronales feriae) célébraient les matrones (c’est-à-dire les mères de famille). Avant la réforme du calendrier par Jules César, le 1er mars était le premier jour de l’année, et la première fête religieuse célébrait la figure de la mère et donc de la fécondité. On honorait ce jour-là Junon Lucine (Juno Lucina – déesse de lumière) qui présidait aux accouchements et aidait les futures mères à « donner le jour ». Elle est souvent représentée voilée, portant un bébé et tenant généralement une fleur à la main droite.

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(iIlustration extraite de oldbookillustrations)

La cérémonie débutait dans le bois proche du temple de Junon Lucine où les maris et les femmes déposaient ce jour-là des couronnes de fleurs et adressaient à la déesse des prières pour la protection de leur union. La fête se poursuivait en privé : on honorait alors la mère de famille. Elle recevait des présents de son époux et de ses enfants, et on priait pour sa santé.

 

Messaline et son fils Britannicus (né en 41 après J.C.), Musée du Louvre
 

 

 

 
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